Présentation :

De nombreux domaines des sciences de l’environnement ont connu une expansion remarquable des capacités technologiques et méthodologiques au cours des dernières décennies. L'augmentation de la puissance de calcul, les nouvelles techniques de collecte de données grâce à des instruments moins chers et plus fiables et la disponibilité de données de haute qualité ont accru les possibilités. D’un autre côté, la science citoyenne (l'implication du public dans les processus scientifiques) prend de l'ampleur dans des domaines de plus en plus variés, en lien avec la biodiversité, les tremblements de terre, la météo, le climat, la pollution de l’air ou des sols, et la santé par exemple. Des observatoires citoyens sont en cours de développement un peu partout et pourraient contribuer à des recherches, des stratégies d’actions environnementales et politiques plus vastes. Par une participation crédible à la science, les citoyens pourraient contribuer activement à la prise de décision en matière d'environnement, se sensibiliser aux problèmes environnementaux, ce qui permettrait ainsi de bâtir une société plus résiliente. Mais il est nécessaire pour cela, de veiller à ce que les données collectées et analysées par les citoyens respectent les mêmes normes que celles en vigueur pour les projets de recherche traditionnels. Ceci nécessite donc d’innover ou d'adopter les meilleures pratiques pour la réalisation de ces recherches participatives.

Le développement et le déploiement de microcapteurs individuels connectés mesurant des paramètres de l’environnement physique et chimique, et leur utilisation dans le cadre de programme de sciences participatives, reste pour le moment complexe. De nombreuses questions ouvertes demandent réflexion, et des verrous scientifiques restent à lever.  Au cours des dernières années un nombre croissant d’initiatives a vu le jour en France et à l’étranger pour développer et déployer des capteurs environnementaux portables et connectés, qui ouvrent la voie à une utilisation par des citoyens dans le cadre d’opérations de recherche, de démarches associatives, ou dans un but commercial. Mais ces initiatives sont malheureusement pour la plupart locales et pour les chercheurs impliqués il manque aujourd’hui des occasions d’échanger, de partager les bonnes pratiques, de mutualiser les développements, les protocoles, les approches, etc, conditions nécessaire pour une exploitation scientifique des données produites par ces approches.

 

Des sessions spécifiques sur le sujet restent confidentielles dans des congrès internationaux, et de nombreux acteurs français sont d’accord sur l’importance de collaborer plus largement aujourd’hui sur ces sujets : laboratoires en Sciences de l’Environnement, laboratoires de Sciences Humaines, Instituts, mairies, association de surveillance de la qualité de l’air, laboratoires citoyens (fablabs, hackerspace, etc.), etc.  La proposition d’un colloque national a donc reçu un écho très favorable de la communauté interdisciplinaire accueillant la possibilité d’établir un état des lieux des initiatives en France, de partager les bonnes pratiques, de permettre lorsque c’est possible de mutualiser des outils, des développements, des méthodes. A titre indicatif, un document pdf déposé en réponse au présent appel à projet donne une liste de personnes ou organismes intéressés par ce colloque.

 

 

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